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Le PoC Business intelligence

Tous les jours, des idées de nouveau logiciel, nouvelles applications web… émergent. Mais parmi toutes ces idées une minorité est viable. Alors avant de développer un projet, mieux vaut en étudier sa faisabilité. S’inscrivant pleinement dans l’agilité intervient le Proof of Concept.
La Proof of Concept (ou preuve du concept en français) est une méthodologie incontournable dans le cadre de la gestion de projet. Particulièrement prisé par les méthodes Agiles, il permet de vérifier la faisabilité d’une théorie, d’un concept ou d’une idée. La PoC est donc utilisé dès le début du processus de gestion de projet.
Toute entreprise de n’importe quel secteur d’activité peut l’appliquer quel que soit la taille, le niveau de maturité ou encore le projet. L’un des exemples de Proof of Concept les plus connus concerne les “concept car” dans le secteur automobile. Mais au-delà du lancement d’un nouveau produit, il est possible d’appliquer cette méthode à la réorganisation d’un service, à la construction d’un business model, au développement d’une application mobile sécurisée, et cætera.

Son objectif est d’identifier l’existence ou non d’une opportunité business. Pour cela, il convient de répondre à deux questions essentielles :

  • Les clients (ou l’organisation) ont-ils besoin de ce produit / service ?
  • Est-ce faisable et sécurisé ?

Si la réponse est non, il faut continuer à travailler le projet ou en développer un autre jusqu’à obtenir une réponse affirmative.
Grâce à cette phase de testing, les chefs de projet peuvent valider ou non leurs hypothèses de départ. En effet, il est préférable d’abandonner un projet au début, plutôt que d’engager des ressources dans un projet irréalisable.

PoC, prototype et MVP

Le Proof of Concept est souvent confondu avec deux autres méthodes lui étant complémentaires : le prototype et le minimum viable product (ou produit minimum viable).

  1. La PoC intervient dès le début du processus. Afin de valider ou non le concept avant d’engager des dépenses ou de l’énergie dans son déploiement.
  2. Le prototype intervient en suite, lorsque le projet est considéré faisable. Élaborer une première version du produit permettant aux parties prenantes de se faire une idée plus précise du produit.
  3. En dernier, le MVP dont l’objectif est de commencer à développer le produit, sans pour autant lui ajouter toutes les fonctionnalités prévues par le cahier des charges. Cette phase est particulièrement importante dans le cadre du développement d’un logiciel ou d’une application.
    Le minimum viable product permet de faire valider le projet auprès d’une communauté. En fonction des retours, il sera ensuite possible d’y apporter des ajustements jusqu’à la version finale. À travers le MVP, vous êtes donc une démarche d’itération propre aux méthodes Agile et Lean.

Pourquoi l’utiliser ?

Particulièrement utilisée par en Agile, la preuve du concept permet :

  • Réduire les risques en validant dès le début la faisabilité du projet, les organisations évitent d’engager des dépenses inutiles. Permettant la réduction des coûts et le gain de temps.
  • Anticiper les problèmes avant d’engager le projet, le PoC l’analyse de fond en comble. Afin d’identifier les éventuels problèmes à venir et y apporter des solutions. Cela rejoint le mouvement DevSecOps qui implique une intégration des problématiques de sécurité dès le début du projet.

L’utilisation du Proof of Concept est d’autant plus importante à mesure que les entreprises proposent des produits, services ou fonctionnalités innovants dans un secteur d’activité. S’il n’y a aucune référence, il est primordial de s’en servir pour valider la pertinence de l’idée.
S’il s’agit de développer un produit ou une fonctionnalité préexistant auprès de concurrents, la preuve du concept n’est pas forcément nécessaire.

Quels sont les points de vigilance ?

  • Le périmètre du test défini avec précision les segments de client, les domaines d’application, les potentielles failles de sécurité, etc.
  • Les instruments de mesure doivent être suffisamment pertinents pour répondre aux questions de départ. À ce titre, il est important d’analyser un maximum de données fiables pour prendre de meilleures décisions.
    Si ces étapes sont mal menées, le risque est d’abandonner un projet pouvant être viable, ou débuter un projet non faisable

Mener une Proof of Concept ?

  • Définir son concept avec un maximum de précision et de manière globale, s’agissant essentiellement de trouver une idée permettant de répondre aux problématiques du public cible et de trouver les solutions concrètes pour y parvenir.
  • Définir les objectifs de performance et de sécurité pour évaluer la réussite ou non du projet avec un ensemble d’indicateurs.
  • Mettre en œuvre la Proof of Concept cette phase s’apparente au prototypage, à travers le développement d’un modèle fonctionnel (pas autant abouti qu’un produit fini). L’idée étant de le présenter à un échantillon de la cible afin d’y apporter des corrections et améliorations.
  • Analyser les performances en comparant les résultats obtenus face aux indicateurs définis en amont.
  • Présenter les résultats aux décisionnaires pour développer le produit ou service.

⟹ En résumé
C’est une méthodologie d’analyse précise des hypothèses de départ de gestion de projet. Le but est de vérifier leur faisabilité avant de continuer le projet. S’il n’est pas faisable, il doit être abandonné.
Le PoC permet ainsi de réduire les éventuels risques, d’éviter d’engager des ressources inutilement et d’anticiper les problèmes.


Source
DataScientest