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CFTR

salut sacha

boby

GJB2

boby yves

raymon

ADGRL3/ LPHN3

Code pour une protéine appelée la latrophiline 3. Elle fait partie de la très grande famille des récepteurs couplés à la protéine G. Il existe 3 types de récepteurs : latrophiline 1, 2 et 3. Son rôle physiologique exact n’est pas encore connu. La latrophiline 3 est exprimée fortement au niveau cérébral et jouerait un rôle dans la l’adhésion et la signalisation cellulaire,et permettrait la stabilisation des synapses. Des variants d’ADGRL3 seraient impliqués dans des cas d’ADHD ainsi que de comportements addictifs. Cette famille de récepteurs a pu être découverte grâce aux araignées : en effet, ADGRL1 et ADGRL2 sont la cibles de l’alpha latrotoxine, la neurotoxine qu’on retrouve chez les araignées du genre Lactrodectus (les veuves noires) https://www.google.com/url?sa=i&source=images&cd=&ved=2ahUKEwjantGLsPbjAhWPkxQKHSRHCIIQjRx6BAgBEAQ&url=https%3A%2F%2Fgiphy.com%2Fexplore%2Fspiderman&psig=AOvVaw1eRmgnZOTXPfWpulbIUJPg&ust=1565460224275583

Pour en savoir plus : https://www.degruyter.com/view/j/bmc.2014.5.issue-6/bmc-2014-0032/bmc-2014-0032.xml https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006322316325768

HTT/IT15

HTT code pour l’huntingtine, une protéine ubiquitaire dont le rôle exact n’est pas encore entièrement élucidé. L’huntingtine interagit avec une centaine de protéines différentes et est impliquée dans la signalisation cellulaire, la régulation de la transcription, la neurogénèse... Son action est particulièrement importante au niveau cérébral. En effet, l’huntingtine est impliquée dans la maladie de Huntington. Cette pathologie, à transmission autosomique dominante et à pénétrance complète est provoquée par une mutation dynamique au niveau de l’exon 1d’HTT, entrainant l’augmentation du nombre de codons. Ceci se traduit au niveau protéique par une augmentation du nombre de glutamines au niveau N-terminal. Si la pathogénicité du variant Htt a d’abord été attribué à la simple précipitation de protéine mutée au niveau neuronale, les recherches actuelles montrent une grande complexité du mécanisme physiopathologique : accumulation de protéine tronquée, d’ARNm, séquestration de facteurs de transcription, excitotoxicité, neurogénèse défectueuse, altération de l’homéostasie protéique… Au niveau clinique, la maladie d’Huntington est caractérisée par une triade de signes cliniques : troubles cognitifs (évoluant vers la démence), troubles psychiatriques (dépression, apathie) et troubles moteurs (d’abord modérés, évoluant vers une chorée avec akinésie sévère). L’une des particularités est l’apparition tardive des signes cliniques (40ans), les signes psychiatriques pouvant précédés les signes moteurs d’une dizaine d’année. Il existe une corrélation directe entre le nombre de répétition CAG et l’âge d’apparition des premiers signes cliniques.

Si la prévalence au sein de la population est d’environ 1/10 000 (prévalence beaucoup importante dans les populations nord-américaines et européennes), il existe certaines zones où la prévalence est beaucoup importante, notamment autour du lac Maracaibo au Venezuela . Ce lieu fut choisi dans les années 80 par Nancy Wexler et l’équipe du Pr Gusuella pour y mener des recherches : c’est grâce à des années de travail, d’arbres généalogiques et de prélèvements qu’ils purent localiser le gène responsable de la maladie d’Hungtington ! Pour en savoir plus : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22692795 https://www.nature.com/articles/nrdp20155

BBS9 :

PTH-RESPONSIVE B1 GENE; B1; PTHB1 : code pour la protéine BBS9, est une des 7 protéines BBS. Les protéines BBS participent à la formation du BBSome, un complexe protéique participant à la ciliogénèse. Il existe deux grands types de cils cellulaires : les cils primaires et les cils vibratiles. Les cils primaires sont présents sur la plupart des cellules de l’organisme, et son souvent uniques et immobiles. Ils possèdent une fonction sensorielle. Les cils vibratils quant à eux sont présents sur un nombre restreint de types cellulaires, sont souvent nombreux et ont une fonction dans la motilité cellulaire. Le BBSome est particulièrement impliqué dans les cils primaires.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4906432/ (mettre le schéma ??)

Des variants de BB9 ont été associés à une pathologie appelée le syndrome de Bardet-Biedl. C’est une maladie génétique rare, avec une prévalence d’environ 1/100 000 naissances, à transmission autosomique récessive. Une vingtaines de gènes ont déjà été identifiés comme responsables de cette pathologie. Le phénotype clinique du syndrome de Bardet-Biedl est très variable d’un individu à l’autre. On retrouve quasi-systématiquement des troubles visuels (rétinopathie pigmentaire) dès l’enfance avec une réduction du champ visuel et une héméralopie (difficulté à voir lorsque la luminosité diminue). Ces troubles peuvent évoluer jusqu’à une cécité à l’âge adulte. On peut également retrouver également des malformations des reins et des voies urinaires (entrainant une insuffisance rénale chronique), un surpoids (voire obésité), des anomalies des doigts et des orteils (brachydactylie, polydactylie ou syndactylie), une déficience intellectuelle, des troubles du comportement, un hypogonadisme, un diabète…

Le syndrome de Bardet-Biedl appartient au grand groupe des ciliopathies (maladies des cils cellulaires), dont font partis les syndromes de Joubert, de Meckel-Gruber ou encore de Kartagener. Il n’y a, à l’heure actuelle encore aucun traitement.

Pour en savoir plus : https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/BardetBiedl-FRfrPub3244.pdf https://www.nature.com/articles/ejhg2012115